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FRETURB : un modèle de simulation
La majorité des modèles de transports urbains prennent peu en compte la problématique des transports de marchandises en ville. En général, ils sont construits selon les modèles à quatre étapes (génération de flux, distribution zonale, répartition modale et affectation des trafics sur le réseau). Dans ce cadre, les véhicules de transport de marchandises sont identifiés comme des véhicules utilitaires (camionnettes de moins de 3,5 t, camions porteurs et articulés). Les trafics sont calés sur des comptages sur des tronçons et d’enquêtes sur des "cordons" autour de zones. Les trafics sont alors distribués sur la base des origines et des destinations zone à zone des véhicules. Cette méthode ne permet pas de rendre compte de l’organisation en tournée de la distribution de marchandises en ville ni d’intégrer comme variables explicatives les modes d’organisation logistique des opérateurs, transporteurs, chargeurs et destinataires. De tels modèles sont donc essentiellement des modèles de prévision de trafic sous différentes hypothèses d’infrastructures routières. En particulier, ils ne permettent pas de simuler correctement les effets de politiques d’aménagement logistique ou d’incitation réglementaire auprès des acteurs économiques. Les enquêtes lancées dans le cadre du programme de recherche français ont été conçues de manière à tenter de pallier cette difficulté de modélisation.
Cette démarche de modélisation vise deux objectifs :
- Fournir un diagnostic quantitatif auprès des agglomérations qui ne disposent pas de résultats d’enquêtes lourdes.
- Simuler les effets de diverses politiques d’aménagement et d’organisation logistique sur l’occupation de la voirie par les véhicules de livraison en circulation et à l’arrêt.
Nous décrivons succinctement ici les principes du modèle de simulation "FRETURB" développé au Laboratoire d’Économie des Transports. Il est en cours de calibrage sur les résultats des enquêtes sur les transports de marchandises en ville réalisées à Bordeaux, Dijon et Marseille. Il produit des indicateurs spatialisés sur un zonage d’une agglomération. Il s’articule en quatre modules qui produisent chacun des indicateurs spécifiques. Les variables caractéristiques du modèle sont issues des invariants et des relations fonctionnelles mises en évidence lors des enquêtes. La révélation d’un grand nombre d’invariants et de liens fonctionnels similaires renforce l’idée de la transférabilité de la méthode.
